Adèle Ogier

Littéraire fascinée par les mathématiques, la scénographie l’attire par son caractère interdisciplinaire.
Elle se forme à l’Ecole Boulle, puis à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Elle y réalise notamment un moyen métrage muet, tourné en super 8, libre adaptation du conte La Jeune Fille sans Mains, et rédige un mémoire, écriture libre sur le thème de la pluie (2002). La poésie liée à l’émergence des images au sein d’un montage, leur « musicalité », est ce qui l’intéresse profondément.
Elle travaille en tant qu’assistante scénographe pour Guy Claude François, et dessine ses premières scénographies pour des spectacles liés à la danse et au théâtre, aux arts de la rue et du cirque. Elle aime créer des supports ludiques et sensoriels, pour les acteurs comme pour les spectateurs. Elle privilégie la malléabilité, la mobilité, voire la faculté de métamorphoses des éléments qu’elle conçoit, et aime mettre en avant des matières et matériaux utilisés en masse, de façon brute ou détournée.
Elle conçoit également des décors pour des courts, moyens métrages et un long, fiction historique tourné au Maroc.
Au fil de ces expériences, elle développe l’apprentissage de savoirs faire techniques et manuels : à l’atelier, en tant qu’accessoiriste (effets spéciaux, magie / sculptures textiles pour des costumes d’opéra / peinture et matériaux de synthèse…), et elle travaille aussi au plateau en tant que machiniste (de façon régulière à l’Opéra Garnier, La Ferme du Buisson, Espace malraux Scène Nationale de Chambéry...), poste qu’elle affectionne particulièrement pour observer, expérimenter d’autres univers artistiques et façons de travailler ensemble.
En 2010, elle co-fonde L’atelier du vent, et met en scène Un nuage sur la terre, spectacle sensoriel écrit pour 3-6 ans.
Elle poursuit aujourd’hui ses recherches scénographiques avec d’autres compagnies (Les Percussions de Strasbourg, Phia Ménard/Non nova, Adéll Nodé-Langlois, Anomalie..) et développe son travail d’écriture visuelle et de mise en scène pour   Cosmia, prochain spectacle de L'atelier du vent.

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Jérémy Montheau

Après un DUT informatique et une maîtrise de philosophie, il devient comédien.
Son parcours au théâtre l'amène à faire trois rencontres marquantes. Il participe à l’atelier de recherche de Julien Gaillard pendant deux ans, recherche qui a vocation à favoriser d’intenses qualités de présence. Il rencontre Jerzy Klesyk, qui l’initie aux méthodes de l’Est. Il découvre la faculté de ces méthodes à engendrer un jeu organique. Il travaille ensuite avec Mario Konstantin Bucciarelli, qui transmet un enseignement issu des maîtres russes. Il poursuit par ce travail son approfondissement d’une pratique théâtrale tendant à libérer la vie sur scène.
En parallèle il écrit des poèmes et des nouvelles. Son recueil de haïkus Le cri des grues a été édité en 2015 (AFH, Collection Solstice).

 

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Tonin Palazzotto

Il se forme à l’ERAC, auprès de Simone Amouyal, Valérie Dréville, Jean-Pierre Vincent, Gildas Milin, Didier Galas, David Lescot, et Jean-Damien Barbin.
Acteur et membre fondateur de la Cie Extime dirigée par Jean-Pierre Baro, il joue dans “Léonce et Léna”, “L’Humiliante histoire de Lucien Petit”, “Ivanov ce qui reste dans vie”, “Ok nous y sommes”, et “Woyzeck je n’arrive pas à pleurer”.
Il est également comédien pour Charles-Eric Petit, Catherine Marnas, Thomas Gonzales, Gurshad Shaheman, et Cedric Orain.
Il jouera en 2014 dans “Gertrude”, mis en scène par Jean-Pierre Baro.
La question du travail de l’acteur dans le processus de création le passionne. Il participe notamment aux ateliers de recherche de la Cie Oblio di-me dirigée par Julien Gaillard. C’est au cours de ces ateliers qu’il rencontre Jérémy Montheau, avec qui il tisse depuis une entente artistique.

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Nicolas Villenave

Il obtient son diplôme de l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (École de la rue Blanche) en 1997. Après une expérience de tournée comme régisseur lumière, il crée pour l’opéra (Amphithéâtre de l’Opéra Bastille, Opéra-Studio de Genève), le cirque actuel (Cie Kaléïdo, Cie Les Frères Kazamaroffs), la danse contemporaine (Cie Nadège Mac Leay) et le théâtre (Cie 1200 Tours/min., Cie La Belle Idée, Cie Des Uns des Autres).
En 2005 il rencontre l’ensemble de musique contemporaine Sphota. Il s’ouvre à un nouveau rapport à l’expérience scénique, et se consacre à l’invention de ses propres outils éclairants. Ses recherches et son nouvel engagement esthétique l’amène à prendre en charge des propositions de scénographies lumineuses qu’il développe au sein de nombreuses productions, dont “Un nuage sur la terre” de L’atelier du vent. Une entente artistique se crée avec Adèle Ogier avec qui il collabore sur 4 productions.
En 2011, ses rencontres et collaborations, notamment avec Raphaël Navarro de la Cie 14:20, et avec Antoine Schmitt, plasticien programmeur, l’ouvre au mouvement de la magie nouvelle et au monde de la programmation.
Le désir de développer une écriture lumineuse détachée du geste de la représentation scénique l’entraîne à la lisière entre les arts plastiques et le spectacle vivant. Il a créé tout dernièrement l’installation sensorielle « Le chant du filament », et est en train de développer une nouvelle installation centrée sur notre sensibilité au rayonnement de chaleur, pour une lumière à vivre les yeux fermés.

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Mathieu Ogier

À l’origine, il compose et joue des percussions et de la guitare, pour le spectacle ou la musique du monde (Cie La cordonnerie, groupe de musique Mazalda).
Il développe ensuite sa singularité en créant de la musique à partir de gramophones, d’électrophones, de magnétophones, de 78 tours, et de bandes magnétiques. Il se produit avec son matériel atypique dans des concerts en solo, ou bien en formation (Cie Minifocus, Cie 2 rien merci, la fausse compagnie). Il a joué dernièrement à l’Opéra National de Bordeaux dans l’opéra contemporain “Slutchai”, mis en scène par Christine Dormoy et composé par Oscar Strasnoy.
Sa composition sonore singulière, entre musique, bruitage, et language, se veut une invitation au voyage dans le temps et à la découverte de paysages inconnus.

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Mickaël Dimier

Cuisinier de formation, il bifurque et découvre la serrurerie à Matrans Concept, SCOP spécialisée dans la conception et fabrication de matériel apicole, où il travaille en tant qu’associé pendant 8 ans.
En parallèle, il rencontre Adèle Ogier et l’assiste en tant que constructeur sur la plupart de ses décors (Cie Les Veilleurs, l’ARFI, Mazalda, T.D.C. de Lausanne). Attiré par la création au plateau, il n’hésite pas à sortir de son domaine de prédilection pour élargir ses connaissances. Il assiste l’éclairagiste John Caroll en tant que régisseur lumière sur “La mouette” d’Anton Tchekhov mis en scène par le T.D.C de Lausanne.
Il vit actuellement à Nantes où il a rejoint la Cie La Machine dirigée par François Delarozière, et il se consacre ainsi pleinement au spectacle vivant. Il retrouve ses domaines favoris qui sont les mouvements mécaniques et hydrauliques, en les appliquant au spectacle de rue et à la machinerie.

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Abdul Alafrez

Son apprentissage des techniques secrètes a commencé très tôt, et à 22 ans il fut jugé apte à exercer l’art mystérieux et à recevoir un nom : Abdul Alafrez, en hommage à ses maîtres.
Depuis, la grande variété de son activité (spectacles en chair et en os, mais aussi conception et réalisation d’effets spéciaux et d’illusions, pédagogie et publications magiques) l’a amené à travailler dans la plupart des pays européens, dans des lieux et des contextes les plus divers :
Pour le théâtre : Anatoly Vassiliev, Lucian Pintilié, Andreï Serban, Julie Brochen, Dan Jemmett , Stuart Seide, Lisa Wurmser, Pierre Pradinas, Michel Dydim, Jacques Nichet, Laurent Fréchuret, Jean Luc Moreau, Alain Sachs, André Engel, Jérôme Savary, Yves Robert.
Pour la danse : Opéra de Paris, Jean-Guillaume Bart, Maguy Marin, Dominique Boivin, Luc Petton, Philippe Découflé.
Pour la musique : Don Cherry, Charlie Haden, Trilok Gurtu, Lounge Lizards, Jean-Pierre Drouet, Ensemble Modern, Michael Riessler, Porthmouth Symphonia, Michel Legrand, Jean-Marc Padovani, Henri Texier, Denis Levaillant, ARFI, le Quatuor, Joseph Racaille, Thomas Fersen, Rita Mitsouko.
Il rencontre Adèle Ogier sur une création au Théâtre National de Chaillot. Leur complicité se développe par la suite sur trois autres collaborations.
La singularité du travail d’Abdul Alafrez est d’utiliser la magie au service de la poésie et d’élargir ainsi son champ d’application.


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Manon Gignoux

Elle crée des sculptures en tissu, poupées, objets emmaillotés, vêtements et accessoires ; pièces uniques. Son travail se situe entre l’art et la mode.
À l’origine de ce travail, lors de sa dernière année d’études à l’École Supérieure des Arts Appliqués Duperré, une recherche photographique sur les tenues des travailleurs du début du 20e siècle l’a menée à explorer les “traces de l’usage et du temps” sur le vêtement.
Ses créations illustrent la rencontre entre vêtement, corps et décor. Elle réalise des installations où elle associe ses créations à des objets et des matériaux trouvés, réinvestis et/ou photographiés.
Depuis plusieurs années, elle crée des costumes pour le spectacle vivant. Elle travaille notamment avec James Thierrée et la Cie du Hanneton, Julie Brochen, la Cie Pocheros.
Elle a créé les costumes pour “Un nuage sur la terre”.

Reportage tf1, ici