L’atelier du vent

Espace d’expérimentation pluridisciplinaire

Fondé en Bourgogne en 2010 par la scénographe Adèle Ogier, L’atelier du vent explore de nouvelles formes de partage artistique à la croisée des arts plastiques, du spectacle vivant et des sciences.

Ses créations — à la fois contemplatives, sensorielles et participatives — invitent à une expérience intime du lien entre l’homme et la nature. Conçues pour s’adapter à une grande diversité de lieux, des théâtres à des espaces patrimoniaux ou ruraux, elles renouvellent le rapport entre œuvre, espace et public.

Le premier spectacle, Un Nuage sur la Terre (2010), écrit pour les 3-6 ans et lauréat de la Fondation Beaumarchais-SACD, a marqué les débuts de la compagnie avec près de 400 représentations en France et à l’étranger.

En 2020, avec la création du Cocon, architecture nomade, immersive et légère, L’atelier du vent invente un dispositif scénique modulable qui permet de réunir exposition et spectacle dans une même expérience. Son premier opus, La Ménagerie Graphique, est créé en 2021 au Théâtre Charles Dullin (Chambéry), en coproduction avec L’Espace Malraux- Scène Nationale de Savoie, avant de voyager dans différents lieux culturels et patrimoniaux.

Depuis 2025, la compagnie est conventionnée par le Département de l’Yonne pour une durée de trois ans, en reconnaissance de son travail de recherche et de sa démarche artistique menée sur des territoires peu dotés en offre culturelle.

Aujourd’hui, L’atelier du vent poursuit sa route avec Sèves, nouvelle création dédiée au monde végétal et à la filiation fascinante qui nous relie, en particulier, aux fleurs. Conçue pour le Cocon, cette œuvre ouvre un nouveau cycle autour de la métamorphose, de la contemplation et de l’écoute du vivant.

Entre art et science, spectacle et exposition, L’atelier du vent invente des formes hybrides et poétiques, où le public devient partie prenante d’une expérience sensible — un mouvement partagé, au fil du vent qui traverse et relie les mondes.

Travaux et expérimentations :

Direction artistique :

Adèle Ogier – Auteur, scénographe, artiste plasticienne et directrice artistique

Littéraire fascinée par les mathématiques, Adèle Ogier choisit la scénographie pour son caractère interdisciplinaire, à la croisée de l’espace, du récit, du corps et de la matière. Formée à l’École Boulle puis à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris, elle développe un travail où les scénographies deviennent de véritables supports sensibles : des espaces à habiter, à traverser, à éprouver.

Elle dessine d’abord des décors pour le théâtre, le cinéma, la danse et le cirque, et collabore notamment avec Les Percussions de Strasbourg, Phia Ménard/ Non nova, Adéll Nodé-Langlois, Anomalie, ou encore La Cordonnerie. À travers ces expériences, elle affine une écriture scénique fondée sur la légèreté, la mobilité, la transformation des matériaux et l’attention portée aux gestes de fabrication.

Sous le nom d’Akissi, elle mène en parallèle un travail de dessin, de peinture et de matière — un univers plastique attentif au vivant, aux métamorphoses, aux présences animales et végétales, présenté notamment dans La Ménagerie Graphique.

En 2010, elle fonde L’atelier du vent avec Jérémy Montheau, dont elle assure aujourd’hui la direction artistique. Elle y écrit et co-met en scène Un nuage sur la terre, spectacle sensoriel pour les 3-6 ans, puis conçoit l’exposition Haïkus! le temps de vivre. Avec Le Cocon, architecture nomade, immersive et légère, elle imagine un dispositif capable de réunir exposition, spectacle vivant et pratique artistique dans une même expérience.

Elle conçoit aujourd’hui les univers du Cocon comme des œuvres globales, entre arts plastiques, théâtre et contemplation du vivant : La Ménagerie Graphique, premier opus dédié au monde animal, puis Sèves, nouvelle création consacrée au monde végétal.

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Jérémy Montheau –
auteur et metteur en scène

Il se forme d’abord à la philosophie à l’Université Bordeaux III Montaigne, puis au conservatoire de théâtre de Mérignac. Il approfondit ensuite son travail d’acteur auprès de Julien Gaillard, Jerzy Klesyk et Mario Bucciarelli, autour du jeu organique et des pédagogies de l’acteur.

Comme acteur, il travaille notamment pour Gérard David, pour la télévision, l’Opéra de Paris, l’Opéra de Bordeaux, Julien Gaillard et Mario Bucciarelli. Il est metteur en scène et directeur d’acteurs sur les spectacles Un nuage sur la terre et Anima, portés par L’atelier du vent.

Parallèlement, il développe une pratique d’écriture poétique et narrative. Son recueil de haïkus Le cri des grues paraît en 2015 aux éditions de l’AFH, dans la collection Solstice. Il travaille actuellement à un recueil de nouvelles, Fantaisies au bord du vide, et mène des ateliers d’écriture consacrés aux formes littéraires courtes, en milieu scolaire et auprès du grand public.Il écrit des poèmes et des nouvelles. Son recueil de haïkus Le cri des grues a été édité en 2015 (AFH, Collection Solstice).
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Equipe de « La Ménagerie Graphique »
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Irène Petit assistante scénographe, peintre et chanteuse
Irène Petit se passionne très tôt pour la peinture, l’accordéon, le chant, et s’intéresse aux formes artistiques pluridisciplinaires, comme le théâtre d’objet ou l’art de la marionnette. Diplomée en sculpture et décor architectural à l’Ecole Nationale des Arts Appliqués et des Métiers d’Arts de Paris, ses compétences manuelles l’amènent à travailler en tant que marionnettiste, accessoiriste, et décoratrice pour le cinéma d’animation, et le théâtre.
En 2019, elle découvre l’art du gyotaku, et rencontre L’atelier du vent en exposant au sein de leur exposition Haïkus! le temps de vivre.
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Instagram :
@irenepetit.in
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Lucas Spirli – interprète d’Anima
Lucas Spirli expérimente dès son plus jeune âge la musique dans toute sa diversité culturelle (musiques populaire du monde, dansante, de rue, rock expérimental, musique improvisée…). Il fait parti des membres fondateurs de Mazalda et joue un peu partout dans le monde avec Sofiane Saidi. Il a joué dans de nombreux groupes et avec de nombreux musiciens (Direction Survet, La Squadra Zeus, Magnétique ensemble, l’ARFI, Alfred Spirli, Etienne Roche…), pour des spectacles (avec les danseurs Karim Sebbar, Bernard Meunot – avec les circassiens Vallentin Lechat, Manège Titanos, Sébastien Barrier, Emmanuel Anglaret…) et pour les compagnies L’atelier du vent, La Cordonnerie, Les veilleurs…

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Emanuelle Petit éclairagiste du Cocon
Après avoir longuement navigué dans le théâtre jeune public aux côtés de la compagnie L’Artifice, Emanuelle travaille pour Philippe Quesne et son théâtre plastique (La Mélancolie des dragons) et pour la chorégraphe contemporaine Meg Stuart. Puis elle se tourne vers le clown et le théâtre de rue avec Antigone’s not dead d’Adèll Nodé Langlois, C.R.A.S.H. de Cille Lansade, et Ma créature de Delphine Lanson et Chiharu Mamiya, trois créations sur lesquelles elle collabore avec Adèle Ogier en éclairant ses scénographies.
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Adeline Mommessin costumière d’Anima
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Camille Sauvage – artiste de La Ménagerie et graphiste
Site internet de Camille Sauvage
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Equipe d’ « Un nuage sur la terre »
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Nadège Billiémaz – Interprète du nuage
Danseuse, elle danse dans les arbres et dirige la compagnie DuO des branches.
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Roxane Palazzotto – Interprète du nuageologue
Elle se forme à l’École nationale d’acteurs de Cannes l’ERACM. Elle travaille, entre autres, avec Valérie Dréville, Gildas Milin, Bruno Galas, Jean Damien Barbin… puis pendant un an, avec Jean-Pierre Vincent. En parallèle elle aide ses compagnons à créer leurs compagnies, ainsi, elle est actrice dans les premiers spectacles de Kevin Keiss, Jean-Pierre Baro, Aurélie Leroux et Julien Gaillard. En 2012, elle rencontre Maëlle Poésy avec qui elle collabore sur de nombreux spectacles dont Candide, qui tournera plusieurs années, Ceux qui errent ne se trompent pas et Sous d’autres cieux, tous deux créés pour le Festival d’Avignon (IN).
De 2018 à 2022, elle suit la formation d’anthropologie spirituelle proposée par Annick de Souzenelle. Son approche des différentes pratiques spirituelles des traditions du monde (danse soufie, chant hébraïque, taï chi) enrichit son travail pédagogique et artistique. Elle y rencontre Juliette Kempf, qu’elle rejoint au sein de sa compagnie Le Désert en ville, pour sa dernière création L’Enveillée, autour de la mort et de ses rites.
En 2020, elle co créé la compagnie D’amour emporté avec Tonin Palazzotto, qu’elle met en scène dans Un qui veut traverser de Marc-
Emmanuel Soriano.
Elle participe à la réflexion et aux expérimentations des créations de la compagnie.
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Karl Naëgelen – Compositeur
Il compose la bande son d’Un nuage sur la terre, et travaille avec Adèle sur deux autres spectacles dont il compose la musique (Alice in wonder/ danse et Ondée/ pour les Percussions de Strasbourg)
Passionné par l’improvisation et les musiques extra-européennes, il effectue plusieurs séjours à Surakarta en Indonésie et cherche à préserver, dans son écriture, la souplesse et la spontanéité caractéristiques des musiques de tradition orale à travers une recherche constante de qualités sonores et de timbres.
Il étudie la composition au Conservatoire de région de Lyon puis au Conservatoire national de musique et de danse de Lyon et complète sa formation à la Musikhochschule de Hambourg.
Il écrit pour l’Orchestre national de Lyon, l’Orchestre National de Lille, l’Ensemble Résonance Contemporaine, le Quatuor Béla, le Quatuor Pli, l’Ensemble Linea, le Duo Bergamasque, le Ricciotti Ensemble, les Percussions de Strasbourg
Ses œuvres sont jouées en France (festivals Musica, Musique-action…) aussi bien qu’à l’étranger (Allemagne, États-Unis, Japon…).

Cdmc – Entretien filmé: Composer avec les autres


Nicolas Villenave –
Eclairagiste d’Un nuage sur la terre
Il obtient son diplôme de l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (École de la rue Blanche) en 1997. Il crée pour l’opéra (Amphithéâtre de l’Opéra Bastille, Opéra-Studio de Genève), le cirque actuel (Cie Kaléïdo, Cie Les Frères Kazamaroffs), la danse contemporaine (Cie Nadège Mac Leay) et le théâtre (Cie 1200 Tours/min., Cie La Belle Idée, Cie Des Uns des Autres).
En 2005 il rencontre l’ensemble de musique contemporaine Sphota. Il s’ouvre à un nouveau rapport à l’expérience scénique, et se consacre à l’invention de ses propres outils éclairants. Une complicité artistique se crée avec Adèle avec qui il collabore sur 4 productions dont Un nuage sur la terre.
En 2011, ses rencontres et collaborations, notamment avec Raphaël Navarro de la Cie 14:20, et avec Antoine Schmitt, plasticien programmeur, l’ouvre au mouvement de la magie nouvelle et au monde de la programmation.
Le désir de développer une écriture lumineuse détachée du geste de la représentation scénique l’entraîne à la lisière des arts plastiques et du spectacle vivant.

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Manon Gignoux costumière Un nuage sur la terre
À l’origine de son travail, lors de sa dernière année d’études à l’École Supérieure des Arts Appliqués Duperré, elle développe une recherche photographique sur les tenues des travailleurs du début du 20e siècle l’a menée à explorer les “traces de l’usage et du temps” sur le vêtement. Ses créations illustrent la rencontre entre vêtement, corps et décor. Elle réalise des installations où elle associe ses créations à des objets et des matériaux trouvés, réinvestis et/ou photographiés. Elle crée des costumes pour le spectacle vivant. Elle travaille notamment avec James Thierrée et la Cie du Hanneton, Julie Brochen, la Cie Pocheros, cie Tangible… Elle dessine et confectionne les costumes d’“Un nuage sur la terre”. En 2015, elle reprend ses études à l’Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris. Elle pousse ses recherches artistiques à travers la photographie, le dessin, la sculpture, l’écriture, la pratique de la performance, d’installations et du médium vidéo. Elle travaille notamment avec Emmanuelle Huynh, Jean-Michel Alberola, Patrick Tosani…
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Frédérique Blanchin – Graphiste d’Un nuage sur la terre
Graphiste, elle accompagne les projets de la compagnie pendant 10 ans, de 2009 à 2019.

 

 

 


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Quelques images ou citations qui nous inspirent:

« Lorsque je dis que l’art est une vision de la vie, je n’entends point par là le fruit de quelque réflexion.
Vision de la vie doit se comprendre au sens d’une manière d’être. […]

On le voit : cette manière d’être a quelque chose de naïf et d’arbitraire,
et ressemble à cette époque d’inconscience dont la meilleure caractéristique est une joyeuse confiance : l’enfance. »

Rainer Maria Rilke, Notes sur la mélodie des choses